L’alarmisme de la SES

La «Fondation Énergie» (SES) tire la sonnette d’alarme après que le Conseil des États a décidé, par 26 voix contre 12, de lever l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires.

La SES attise les craintes

Les nouvelles centrales nucléaires seraient une erreur pour la Suisse car :

•    Elles coûteraient des milliards, payés par la population.
•    Elles freineraient les investissements dans les énergies renouvelables.
•    Les problèmes liés aux déchets radioactifs ne seraient toujours pas résolus.
•    Elles comporteraient le risque d’une catastrophe nucléaire : dans une Suisse densément peuplée, un accident grave mettrait en péril l’existence même du pays.

La SES a tout à fait tort

Bien sûr, une grande centrale nucléaire coûte plusieurs milliards de francs. Mais, en contrepartie, elle produit d’énormes quantités d’électricité pauvre en CO₂ pendant au moins 60 ans. Elle fonctionne 24 heures sur 24, y compris en hiver. Les centrales nucléaires suisses produisent chaque année 23TWH d’électricité, dont la valeur se chiffre à environ 2 milliards de francs.

L’économie investit là où cela en vaut la peine. Si la construction de nouvelles centrales nucléaires devait réellement freiner l’essor des énergies renouvelables, une conclusion s’imposerait : celles-ci ne sont pas rentables. Leur développement n’aurait d’ailleurs pas été possible sans subventions et nécessite d’importantes adaptations du réseau électrique, dont le coût pourrait atteindre quelque 100 milliards de francs. Une facture qui se répercute sur le prix de l’électricité.

Quant à la question du stockage définitif des déchets radioactifs, elle a elle aussi considérablement progressé. La NAGRA a sélectionné le site de Nördlich Lägern, dans l’Unterland zurichois, pour y implanter un dépôt géologique profond dans l’argile à Opalinus et a déposé une demande d’autorisation générale en novembre 2024. Celle-ci est actuellement examinée par les autorités.
En Finlande, le dépôt géologique profond d’Onkalo est quant à lui entré dans sa phase finale avant la mise en service. En août 2026, le forage du premier trou destiné au stockage effectif du combustible usé a commencé à plus de 400 mètres sous terre. Le stockage géologique profond n’est donc plus un simple concept théorique : sa réalisation est aujourd’hui très avancée.
Comparé aux quantités colossales de panneaux solaires (pour la plupart chinois) qui devront eux aussi être éliminés ou recyclés d’ici à 25 ans, le volume des déchets nucléaires est cent, voir mille fois inférieur.

Enfin, avec son alarmisme autour d’une « catastrophe nucléaire », la SES mène une campagne fondée sur la peur. En 70 ans d’exploitation commerciale de l’énergie nucléaire, aucun accident nucléaire n’a rendu un pays entier inhabitable.

Les centrales nucléaires suisses ont par ailleurs été continuellement adaptées aux enseignements tirés des accidents survenus à l’étranger. Mühleberg disposait notamment d’un système de dépressurisation filtrée et de dispositifs destinés à maîtriser l’hydrogène, des équipements conçus précisément pour éviter une accumulation d’hydrogène susceptible de provoquer une explosion comme à Fukushima !

Ne faites pas confiance à l’alarmisme irresponsable de la SES !      

jkljk

Artikel teilen

Kontaktformular

Füllen Sie nachfolgendes Formular aus und wir werden Ihre Fragen beantworten.