La panne d’électricité à Berlin a une fois de plus montré à quel point la population souffre en l’absence d’électricité. Le Conseil fédéral en a également tiré de premières conclusions. Afin de garantir des appels d’urgence plus sûrs, il a adopté, lors de sa séance du 14 janvier 2026, une révision correspondante de l’ordonnance sur les services de télécommunication (OST).
L’interruption des services de téléphonie mobile peut entraîner d’importants dommages économiques et mettre en danger la sécurité des personnes. C’est pourquoi, dès 2031, les opérateurs de téléphonie mobile devront installer une alimentation électrique de secours dans des sites importants et sur les antennes.
En cas de panne de courant, les appels d’urgence, la téléphonie et l’accès à Internet devront rester disponibles via le réseau mobile. Cela vaut également pour les programmes radiophoniques diffusés via Internet. Afin de soulager leurs réseaux, les opérateurs de téléphonie mobile pourront limiter la transmission de vidéos et de programmes télévisés. À partir de 2031, les appels d’urgence devront fonctionner pendant quatre heures, et tous les autres services à partir de 2034.
À l’origine – et à juste titre –, le Conseil fédéral souhaitait que les opérateurs garantissent la téléphonie mobile même en cas de coupures de courant pouvant durer jusqu’à trois jours et de délestages répétés. Le secteur des télécommunications et les associations économiques ont critiqué cette exigence comme étant trop coûteuse et difficile à mettre en œuvre. Lors d’une table ronde dirigée par le conseiller fédéral Albert Rösti, ils se sont ensuite mis d’accord avec le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) sur la solution actuelle (lien).
Garantir en permanence l’approvisionnement en électricité est une tâche herculéenne et, en réalité, la Confédération devrait reconnaître qu’elle doit définir clairement les responsabilités en la matière. Il ne s’agit pas de nationaliser l’approvisionnement en électricité — personne ne le souhaite ! Mais aujourd’hui, personne ne se sent réellement responsable. C’est pourquoi le Club Energie Suisse et le comité d’initiative de l’« Initiative Stop au blackout » se réjouissent que, malgré l’attitude négative du Conseil fédéral, cinq membres de la CEATE-E se soient prononcés — comme le canton de Zoug lors de la procédure de consultation sur l’initiative et le contre-projet — en faveur de l’acceptation de notre initiative, contre huit opposants. Ainsi, la boucle est bouclée : de la question des appels d’urgence à la suppression de l’interdiction du nucléaire.

Source: Envato.com