Fait-il vraiment trop chaud pour les centrales nucléaires ?

On a pu lire récemment dans les médias :

« La centrale nucléaire de Beznau doit réduire sa puissance. »
« Beznau met un réacteur à l’arrêt. »
« La centrale nucléaire de Beznau n’est plus raccordée au réseau. »

Pendant la vague de chaleur, ces informations (et d’autres du même genre) ont réjoui les opposants au nucléaire: « On voit bien à quel point les centrales nucléaires sont peu fiables. Une vague de chaleur et elles deviennent inutiles ! »

C’est bien sûr absurde ! Même une Aar un peu plus chaude reste parfaitement capable de refroidir une centrale nucléaire. Si Beznau a dû réduire sa puissance, voire arrêter temporairement ses réacteurs, c’était avant tout pour respecter les prescriptions environnementales et donc protéger l’écosystème de l’Aar, notamment les poissons.

Parler « des centrales nucléaires » relève d’ailleurs d’une généralisation malveillante. Gösgen et Leibstadt n’ont pas été concernées par ces mesures : toutes deux sont équipées de tours de refroidissement qui permettent d’évacuer la chaleur excédentaire sans réchauffer directement les cours d’eau voisins. Un système qui est aujourd’hui largement utilisé dans les centrales nucléaires modernes.

Cette vague de chaleur a également suscité un autre commentaire dans les milieux écologistes : « Le changement climatique frappe et la Suisse ne fait rien pour protéger le climat. » Bien sûr, compte tenu de la taille de notre pays, la contribution de la Suisse à la protection du climat ne peut être que marginale. Cela ne signifie pas pour autant, selon l’Energie Club Suisse, que nous devons nous en dispenser. Nous ne sommes pas des resquilleurs.
Alors que pouvons-nous faire concrètement en Suisse? La meilleure solution serait de construire des centrales nucléaires ! L’électricité d’origine nucléaire génère très peu d’émissions de CO₂, avec des valeurs comparables à celles de l’éolien. Avec une différence de taille : Le nucléaire nécessite beaucoup, beaucoup moins de surface et ne défigure pas le paysage.

Les opposants à l’énergie nucléaire comptent ainsi parmi les pires pollueurs climatiques : en maintenant l’interdiction de construire de nouvelles centrales, ils empêchent le développement d’une production d’électricité à faibles émissions de CO₂. Pire encore que ceux qui voyagent en avion ou que les automobilistes, ils freinent les efforts visant à réduire les émissions de CO₂.

jkljk

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